Collectif d'aide et de victimes :
violences et harcèlement au ministère de l'Écologie
"Les personnes agissant ensemble en tant que groupe peuvent accomplir des choses qu'aucun individu agissant seul ne pourrait jamais espérer réaliser."
Franklin Roosevelt
Nous dénonçons la politique du ministère de l'Écologie :
loi du silence, violences, mensonges.
Ce collectif est un premier petit pas pour que les mentalités et les pratiques changent.
Vous êtes victime, rejoignez-nous.
Vous êtes victime, nous vous aidons.
Des témoignages
Nos conseils
Un espace de parole
(confidentialité assurée, anonymat possible, écoute et dialogue)
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Actualités
29 décembre : "réponse" du cabinet du Premier ministre
15 décembre : deuxième lettre aux syndicats
(sans réponse effective, sans action engagée)
8 décembre : lettre à monsieur Sébastien Lecornu, Premier ministre de la République française
(sans réponse à ce jour)
1er décembre : lettre à monsieur Emmanuel Macron, président de la République française
(sans réponse à ce jour)
24 novembre : lettre à monsieur David Amiel, ministre de la fonction publique
(sans réponse à ce jour)
15 novembre : lettre à madame Monique Barbut, ministre de la transition écologique
(sans réponse à ce jour)
Nos revendications
La création d'une structure, externe et indépendante, de recueil, d'enquête et de traitement des signalements.
L'application de tout le code du travail à la fonction publique.
Une formation obligatoire sur les violences et le harcèlement, pour tous les cadres et tous les représentants du personnel.
Une formation obligatoire de management pour tous les cadres.
Le rattachement du pôle médico-social au directeur d'établissement.
La fin du dogme de l'administration bienveillante.
La fin des inégalités salariales.
Le mot du fondateur du collectif, Cyril Petipas, lanceur d'alerte
À notre époque de libération de la parole, le ministère de l’Écologie affiche fièrement son obscurantisme rétrograde. Ses élites défendent encore la conviction, aussi archaïque qu’inhumaine, qu’une bonne affaire est une affaire étouffée. Pour ce qu’elles imaginent être l’honneur de l’institution. Pour la politique du « pas de bruit, pas de vagues ». Pour ses valeurs : silence et mensonges. Pour la protection et l’impunité de la caste. Pour la priorité donnée aux carrières sur toute autre considération mineure, comme la protection de l'environnement ou la santé des agents. Pour l’unique moyen de traitement des problèmes : la mutation, la promotion pour les chefs, l’expulsion pour le petit peuple.
Mais, à la différence de tous les scandales récents, au ministère de l’Écologie, la violence et l’illégalité sont assumées, décomplexées, affichées et, même, écrites. Elles sont institutionnalisées à tous les échelons décisionnels : les directions, l’inspection générale, le collège référent déontologue et alerte, la direction des ressources humaines et le ministère lui-même. Et la machine à broyer de la victime est bien rodée, parce qu'elle doit se taire, quoi qu'il en coûte.
Imaginez un agent dénonçant des fautes répréhensibles, aussi incontestables que les nombreuses preuves qu’il apporte, avec l’insolence d’insister, au nom de principes dépassés, tels que la loi, la justice, la morale, l’égalité, la santé ou le bien-être.
Ses supérieurs répondent que tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes.
Sa direction se cache derrière une enquête vide, les faits ne sont ni analysés ni réfutés, mais la victime devient coupable, sans plus de démonstration.
Les sanctions déguisées, suspension, mise au placard, mutation forcée, distillées hors de tout cadre réglementaire, pleuvent, saupoudrées d’une bonne dose de menaces et d’intimidations. Encore mieux, l’agent reçoit l’ordre de côtoyer et d’affronter, au quotidien, les personnes qu’il accuse, toujours sans la moindre justification.
La protection fonctionnelle est refusée, pour n’importe quel prétexte malhonnête.
S’il ne cède pas aux pressions pour les retirer, ses fiches au registre de santé et de sécurité au travail n’obtiennent pas de réponse ou dégoulinent de mensonges, et finissent par disparaître.
L’inspection générale fabrique une fausse enquête, en violation de toutes les règles. Là encore, les faits ne sont ni analysés ni réfutés. Elle encourage les diffamations et les dénonciations calomnieuses, transformées en arguments d’acquittement des accusés et de destruction de la victime.
Les ressources humaines et le ministère emballent l’affaire d’un silence assourdissant.
Le collègue référent et alerte ferme les yeux sur ce travail d’équipe en se déclarant incompétent et en traitant d’allégations les preuves incontestables.
Quant aux documents réglementaires, la direction ne résiste pas à son « en même temps » : elle refuse de les fournir tout en affirmant le contraire aux instances officielles.
Enfin, l’agent est mis au placard et expulsé, au motif authentique du pire crime possible dans ce ministère : avoir osé libérer sa parole.
Je le répète, toutes ces transgressions et inversions des lois sont assumées, décomplexées, affichées et écrites, noir sur blanc.
Voilà un résumé de tout ce qu'il m'est arrivé. J'ai subi la procédure officielle antiparole de la DREAL Nouvelle-Aquitaine et du ministère de l'Écologie qui ont tout tenté pour me détruire et me réduire au silence. Mais j'ai appris à faire face.
Je termine ce mot par la réaction aussi spontanée que juste d’une collègue : « je me fais violer au bureau, je le dis, je suis virée ! » Elle a juste oublié l’avenir de l'auteur : une promotion et les félicitations du jury du silence.
Des preuves et des détails dans mon témoignage.
#pasdebruitpasdevagues
Les personnes qui aident le lanceur d’alerte dans sa démarche ou qui sont en lien avec lui, peuvent aussi bénéficier de mesures de protection.
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